À propos

Histoire du Manitoba français / Drapeau franco-manitobain

 

Le drapeau franco-manitobain fut dévoilé en 1980 à la suite d’un concours organisé par le Conseil jeunesse provincial. Issu d’un scrutin populaire, le choix des Franco-Manitobains et des Franco-Manitobaines s’est alors porté sur la proposition du graphiste franco-manitobain Cyril Parent.

 

Trois couleurs sont appliquées sur un fond blanc qui occupe plus de la moitié du drapeau, tout comme la plaine sans borne domine le paysage franco-manitobain.

La bande rouge du bas représente la rivière Rouge, où s’établirent les premiers francophones du Manitoba au début du XIXe siècle. C’est le lieu de l’implantation de Saint-Boniface, l’Église-mère de l’Ouest.

La vallée de la rivière Rouge compte les terres les plus fertiles du Manitoba, propices à la culture du blé. La bande dorée, qui repose sur la bande rouge, symbolise ce blé et l’importance de l’agriculture dans le développement des communautés franco-manitobaines et ce, depuis le début de leur histoire.

Enfin, émergeant des deux bandes de couleur dans lesquelles elle s’ancre solidement, on retrouve une pousse verte pointant vers le ciel, représentée par un « F » stylisé, expression d’une francophonie vivante et florissante profondément enracinée dans la plaine.

Ténacité

Voilà le mot qui résume l’histoire de la francophonie manitobaine et des personnes qui ont choisi d’y participer. Sinon, comment expliquer qu’une francophonie moderne et dynamique existe toujours au Manitoba ?

Pour bien comprendre la ténacité franco-manitobaine, il faut se rappeler l’histoire de la francophonie au Manitoba. Le français était la langue des voyageurs canadiens venus du Bas-Canada dès le XVIIIe siècle. Elle fut ensuite la langue des Métis, les enfants de ces voyageurs devenus « hommes libres » et de leur conjointe amérindienne. Le français était la langue des religieux et des religieuses catholiques qui œuvrèrent à la colonie de la Rivière-Rouge et dans l’Ouest canadien dès 1818. Le français est encore la langue des Canadiens français venus du Québec et de la Nouvelle-Angleterre et de nombre d’immigrants qui nous parviennent de populations francophones variées depuis cent ans.

Métis francophones, Canadiens français et autres francophones partagent un même sens d’appartenance : celui d’être de ce pays, un pays où la langue et la culture françaises font partie intégrante du patrimoine.

Ce sens d’appartenance a pendant longtemps tempéré les réactions aux lois inconstitutionnelles adoptées par le Parlement manitobain en 1890. Ce sens d’appartenance, ce sentiment bien ancré d’être chez soi au Manitoba malgré toutes les embûches, a alimenté chez les francophones du Manitoba ce désir normal et naturel d’améliorer leur sort et celui de leur communauté.

Aujourd’hui, plus qu’à aucune autre époque de leur histoire, les francophones peuvent s’épanouir en français au Manitoba. Forts de la reconnaissance officielle dont ils jouissent tant au niveau provincial qu’au niveau fédéral, ces femmes et ces hommes ont les outils économiques, éducatifs, sociaux et communautaires nécessaires pour assurer une place importante à la francophonie dans la province du Manitoba.

Source : Société franco-manitobaine

La francophonie

Au fil des ans, notre francophonie s’est transformée en une communauté dynamique, structurée et prospère.

Malgré les embûches qu’elle a connues dans son histoire, la communauté francophone du Manitoba a perduré et compte aujourd’hui environ 110 000 Manitobains et Manitobaines (francophones et francophiles). Ces francophones vivent principalement dans les quartiers francophones de Winnipeg et dans une quarantaine de villages francophones situés surtout au sud de la province.