À propos

Histoire du Manitoba français / Ligne de temps

1738

L’explorateur La Vérendrye atteint le site actuel de Saint-Boniface..

1812

Fondation de la colonie de la Rivière-Rouge à la Fourche.

1812-15

Des bateaux portant des colons et des ouvriers en provenance de l’Écosse, s’établissent à la Fourche.

La rivalité entre la Compagnie de la baie d’Hudson et la Compagnie du Nord-Ouest est telle que des incidents violents éclatent entre les Métis et les colons.

Jean-Baptiste Lagimodière se rend au Bas-Canada pour demander à l’archevêque du Québec, Mgr Plessis, l’envoi de prêtres catholiques à la Rivière-Rouge.

1818

Arrivée officielle de l’Église catholique à la colonie : Mgr Joseph-Norbert Provencher ouvre la première école, dit la première messe, construit la première église et fait ouvrir la première école de filles avec les sœurs Nolin.

Il reçoit un territoire où il va fonder la paroisse de Saint-Boniface.

1818

Le Collège universitaire de Saint-Boniface a été fondé.

1822

Création du Conseil d’Assiniboia, un gouvernement local et qui fonctionne en anglais et en français.

1835

Le Conseil devient une assemblée législative, avec des tribunaux, des comités et une force policière. Les francophones sont présents à tous les échelons du Conseil.

1844

Arrivée des Sœurs Grises de Montréal à Saint-Boniface. Elles ouvrent le premier hôpital de l’Ouest et travaillent dans le domaine de l’éducation.

Naissance de Louis Riel, père fondateur de la province du Manitoba.

1845

Arrivée à Saint-Boniface du futur Mgr Alexandre-Antonin Taché.

1855

Le premier collège de Saint-Boniface est construit.

1867

Confédération du Canada.

1869

Premières élections démocratiques à la Rivière-rouge, 12 anglophones et 12 francophones.

1869

La Résistance voit le jour; formation du gouvernement provisoire de Louis Riel qui propose une Liste des droits pour que la Rivière-Rouge entre dans la Confédération canadienne.

1869

Thomas Scott est pendu sur ordre du Gouvernement provisoire de Louis Riel et pour cause d’insubordination.

1870

Louis Riel et son gouvernement provisoire négocient l’entrée du Manitoba dans la Confédération canadienne. La loi de 1870 sur le Manitoba stipule que la province est bilingue aux niveaux législatif, juridique et scolaire.

1870

Meurtre d’Élzéar Goulet, attentat contre André Nault, invasion domiciliaire de Mme Riel, attentat contre Joseph Dubuc.

1871

Le Parlement impérial confirme les droits constitutionnels inscrits dans la Loi du Manitoba.

1871

Louis Riel et les Métis appuient le gouvernement manitobain dans son combat contre l’invasion feniane. Suite à cette action de soutien au gouvernement provincial, le gouvernement de l’Ontario offre une récompense de 5 000 $ pour la capture de Louis Riel et d’Ambroise Lépine.

1871

Fondation de l’Hôpital général Saint-Boniface.

1873

Louis Riel est démocratiquement élu à plusieurs reprises à la Chambre des Communes à Ottawa. Ses pairs lui interdisent de siéger et le gouvernement fédéral l’envoie en exil. Une fois rendu aux États-Unis, Riel doit faire face à des chasseurs de primes envoyés par Ottawa pour sa capture.

1875

Ambroise-Dydime Lépine et André Nault (Métis et adjoints de Riel) sont condamnés à mort par un tribunal de Winnipeg. Ils sont graciés par le gouverneur général du Canada, mais privés de leurs droits civiques à vie. Un comité d’enquête fédéral reconnaît que le premier ministre John A. Macdonald et son collègue George Étienne Cartier avaient bien laissé entendre à Mgr Alexandre-Antonin Taché qu’il y aurait une amnistie générale, si les Métis déposaient les armes au printemps 1870. L’amnistie n’a jamais été mise en œuvre pour les Métis eux-mêmes, mais plutôt pour leurs opposants canadiens qui ont été compensés financièrement pour leurs pertes et ont obtenu des emplois, ainsi qu’une carrière au service du gouvernement fédéral.

1876

Le gouvernement fédéral impose au gouvernement du Manitoba l’abolition du Conseil législatif qui devait préserver les droits constitutionnels de la minorité francophone et métisse. En échange, le Manitoba reçoit une hausse de transferts fédéraux.

1878

Le Manitoba reçoit le droit de contrôler l’attribution des terres aux Métis. Tout Métis âgé de 18 à 21 ans peut vendre sa terre, mais il a besoin du consentement de ses parents. Un ordre en conseil fédéral donne à tous les Métis, quel que soit leur âge, 240 acres de terre. Ils deviennent donc propriétaires fonciers et doivent payer des impôts. Cependant, la grande majorité d’entre eux a déménagé vers les Territoires du Nord-Ouest.

1879

Première demande d’abolition de l’article 22 de la Loi du Manitoba (1870). Ces demandes sont repoussées. L’article 22 vise les écoles confessionnelles et l’article 23 l’usage du français à la législature et dans les tribunaux de la province ainsi que dans l’impression des lois et avis provinciaux.

1883

Création du village (ou de la ville comme on disait à l’époque) de Saint-Boniface, le premier gouvernement municipal urbain francophone au Manitoba.

1885

Louis Riel est condamné à mort, et pendu pour son rôle dans la Rébellion du Nord-Ouest. Le gouvernement fédéral choisit de le juger en vertu d’une loi datant de 1352 qui prévoit la peine de mort obligatoire par pendaison, alors qu’une loi canadienne similaire datant de 1868, qui aurait dû être invoquée, ne prévoit qu’une accusation d’attentat à la sûreté de l’état avec une peine d’emprisonnement à vie.

1887

Le 17 juillet, l'Union National Métis Saint-Joseph est fondée.

1890

La législature du Manitoba supprime la langue française comme langue officielle de la province.

1913

Fondation du journal La Liberté (à l'époque La Liberté et le Patriote).

1916

La loi Thornton abolit l’éducation en français. Création de l’Association d’Éducation des Canadiens français du Manitoba (A.É.C.F.M.) pour lutter en faveur des droits scolaires.

1925

Fondation du Cercle Molière.

1946

CKSB, une radio créée par les dons de francophones du Manitoba, entre en ondes le 27 mai.

1947

Fondation de l’Ensemble folklorique de la Rivière-Rouge.

1955

On autorise l’enseignement du français de la 4e à la 6e année.

1967

Restitution partielle du droit d’enseigner en français.

1968

Fondation de la Société franco-manitobaine, qui remplace l’A.É.C.F.M., mais avec un mandat plus étoffé.

1969

Adoption de la Loi sur les langues officielles.

1970

Le français reprend la place qu’il avait occupée avant 1916 comme langue d’enseignement, sur un pied d’égalité avec l’anglais.

1971

Dépôt de la Loi 113 qui indique d’abord que le français et l'anglais sont officiellement reconnus comme les deux langues officielles d'enseignement dans les écoles publiques du Manitoba. La loi scolaire permet l'enseignement en français à 100 % du temps de la maternelle à la 3e année, et à 75 % du temps de la 4e à la 12e année. Pour obtenir cet enseignement en français, les parents doivent demander la permission aux commissaires scolaires d’avoir des classes où il est possible d’enseigner en français. En retour, les commissaires exigent qu’il y ait un minimum d’élèves inscrits dans ces classes. Il s’agit donc d’une loi, dite « permissive », qui va déclencher de nombreuses crises scolaires, jeter les parents francophones contre d’autres parents de leurs communautés et créer un climat malsain pour les deux communautés linguistiques et dans la communauté francophone elle-même.

1974

La Commission scolaire de Saint-Boniface ferme l’École Taché (inscriptions insuffisantes), une école française. Les parents luttent pendant deux ans pour obtenir gain de cause et sa réouverture.

1974

Fondation des Éditions du Blé.

1975

Affaire de l’École de Saint-Norbert : les parents anglophones de la division scolaire Seine s’opposent à la construction d’une école réservée aux francophones, et demandent une nouvelle école anglophone. Les parents francophones obtiennent gain de cause, mais le surintendant, Normand Boisvert perd son poste.

1976

Affaire Georges Forest : le juge Armand Dureault de la Cour de comté de Saint-Boniface décrète que la Loi du Manitoba (1890) faisant de l’anglais la seule langue officielle du Manitoba est ultra vires. Le gouvernement néo-démocrate d’Ed Schreyer ne reconnaît pas la décision et ne la porte pas en appel.

1976

Affaire de l’École du Précieux-Sang qui divise les parents de cette communauté les uns contre les autres à cause de la Loi 113. Un groupe veut le programme bilingue, un autre le programme français : le programme français obtient gain de cause.

1976

Fermeture de l’École de Saint-Georges et imposition aux parents francophones de déménager leurs enfants à Powerview. On leur promet qu’il s’agit d’une mesure temporaire.

1977

Le gouvernement néo-démocrate d’Ed Schreyer demande à Georges Forest de payer 17 000 $ pour la traduction en français de lois provinciales pertinentes à son cas. Forest fait appel.

1978

Création de la Fédération provinciale des comités de parents.

1978

Création de la fondation de Francofonds.

1979

Les juges de la Cour suprême du Canada déclarent que la Loi du Manitoba (1890) est invalide : l’article 23 de la Loi du Manitoba (1870) est rétabli.

1980

L’étudiant en droit Roger Bilodeau reçoit une contravention unilingue pour excès de vitesse. Il affirme que l’article 23 (avec le mot « shall ») de la Loi du Manitoba (1870) oblige le Manitoba à traduire toutes les lois approuvées depuis 1890 et à donner des services en français. La Cour de comté de Saint-Boniface déclare que « shall » n'est pas obligatoire, mais seulement indicatif : Bilodeau fait appel.

1980

Le gouvernement conservateur de Sterling Lyon fait approuver la Loi 2 sur les services en français qui, en principe, restaure le bilinguisme au Manitoba. La copie anglaise ou française aura priorité, selon la langue dans laquelle la loi a été rédigée ou la copie circulée. La SFM s’objecte fortement à cette parodie de restauration du bilinguisme manitobain.

1980

Dévoilement du drapeau franco-manitobain, choisi lors d’un concours provincial organisé par le Conseil jeunesse provincial.

1981

Le gouvernement provincial met en place le Secrétariat des services en langue française. Les conservateurs de Sterling Lyon perdent leurs élections au profit des néo-démocrates de Howard Pawley.

1982

Le nouveau gouvernement offre des services en français dans les régions à forte concentration francophone, une correspondance gouvernementale dans la langue du choix, des formulaires bilingues, bref, un appareil gouvernemental totalement bilingue. Il est aussi question d’enchâssement constitutionnel des droits linguistiques, à cause de la poursuite Bilodeau.

1982

La Charte canadienne des droits et libertés est adoptée et après de nombreuses négociations avec le gouvernement fédéral de Pierre-Elliot Trudeau, les Métis obtiennent une reconnaissance constitutionnelle, au même titre que les francophones hors Québec et les anglophones au Québec.

1983

Entente de principe tripartite entre les gouvernements fédéral, provincial et la SFM pour l’obtention de services en français, ainsi qu’un enchâssement constitutionnel : il s’agit de stopper la poursuite Bilodeau qui, s’il a raison, causerait le chaos législatif dans la province. En réaction, une véritable levée de boucliers et de protestations publiques paralyse pendant des semaines la bonne marche du gouvernement provincial. Les trois partis fédéraux implorent, à deux reprises, le gouvernement Pawley de ne pas céder devant la pression de l’opinion publique, qui demande le retrait des propositions d’enchâssement. Le conseil municipal de Winnipeg et les municipalités rurales du Manitoba organisent des référendums au sujet des droits constitutionnels des francophones, alors que, ni la ville de Winnipeg, ni les municipalités rurales ne sont concernées par les propositions d’enchâssement : les électeurs rejettent massivement les propositions gouvernementales et l’élargissement de la prestation de services pour la minorité de langue officielle de la province.

1983

Dans la nuit du 30 janvier 1983 vers 3h, les bureaux de la SFM au 194, boulevard Provencher sont incendiés par main criminelle et complètement ravagés. La  SFM s'insalle au CUSB.

1984

Les propositions d’enchâssement sont retirées, le gouvernement proroge ses travaux législatifs et la cause Bilodeau retourne devant la Cour suprême du Canada.

1985

Crise scolaire à Île-des-Chênes pour la construction d’une école secondaire pour les francophones qui la demandent au nom de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.

1985

La Cour suprême du Canada déclare que toutes les lois de la province sont inconstitutionnelles puisqu’elles sont uniquement adoptées en anglais.

1985

La Cour suprême du Canada rend sa décision : l’article 23 de la Loi du Manitoba (1870) oblige la province à traduire ses lois dans les deux langues officielles. Toutes les lois du Manitoba approuvées depuis 1890 sont déclarées inconstitutionnelles, mais demeurent, temporairement, invalides. La province a un délai de 120 jours pour donner à la cour un calendrier de traductions. La Loi 2 (1980) est déclarée invalide.

Le ministre provincial de l’Éducation préfère envoyer la question de la mise en œuvre de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés devant les tribunaux, plutôt que de donner aux parents francophones ce qu’ils demandent depuis 1982.

1988

Création de l'Association des juristes d'expression française au Manitoba.

Le gouvernement provincial de Gary Filmon met en place la Politique des services en langue française qui reconnait le fait que la population francophone du Manitoba constitue un élément de l'une des caractéristiques fondamentales du Canada. Cette politique a pour but de permettre aux Manitobains et Manitobaines d'expression française et aux établissements qui les servent de bénéficier de services gouvernementaux comparables dans la langue des lois du Manitoba.

Après avoir accepté de mettre en veilleuse leurs demandes, les parents cherchent à obtenir par la négociation la mise en œuvre d’une division scolaire francophone et, ainsi, la gestion scolaire à laquelle ils ont droit, en vertu de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.

1990

Le Centre de ressources éducatives à l'enfance (CREE) voit le jour.

1991

Le principe de l’offre active dans la mise en œuvre des services en langue française, est adopté :

Le concept de l'offre active s'applique à tous les services fournis au grand public dans les régions désignées par les instances administratives visées par cette politique. Ce concept signifie que toutes les communications par téléphone, par écrit, en personne ou par voie électronique se feront dans la langue officielle choisie par la clientèle.

En vertu du concept de l'offre active, les fournisseurs de services font savoir au public qu'il peut s'adresser à eux et se faire servir dans les deux langues officielles. Ils veillent à ce que le grand public se sente également à l'aise lorsqu'il fait affaire dans la langue officielle de son choix.

L'offre de services en langue française est manifeste.

Les membres du grand public sont convaincus dès le départ que, s'ils utilisent la langue officielle de leur choix, la qualité du service n'en souffrira pas, quel que soit l'endroit où le service est offert.

En conséquence, on entend par offre active de services en langue française :

  • la prestation d'un service de qualité dans la langue officielle choisie par la clientèle;
  • la prestation d'un tel service de façon qu'il soit manifeste, facilement disponible et accessible à la clientèle;
  • la prestation d'un service comparable dans les deux langues officielles pour toute communication orale, écrite ou électronique se rapportant au service en question.

Les services en langue française doivent être davantage à la portée des gens qui vont probablement en avoir besoin. Nous désirons « rapprocher » les services et les clients.

1991

Mise en ondes d'Envol 91 FM, première radio communautaire francophone dans l'Ouest canadien.

1992

Après des mois de consultations infructueuses et d’accrochages avec le gouvernement provincial, les parents francophones se rendent à la Cour suprême pour obtenir la gestion scolaire.

1992

Adoption de la Partie III de la Loi sur la ville de Winnipeg établissant les services municipaux en français; à Ottawa, la Chambre des Communes reconnaît Louis Riel comme fondateur de la province du Manitoba.

1993

Les francophones reçoivent le droit exclusif de gérer leurs écoles et l’éducation en français, langue première, partout dans la province. La Cour suprême donne raison aux parents et, ensuite, clarifie les obligations du gouvernement manitobain dans ce dossier. En mai 1993, le gouvernement dépose le projet de loi relatif à la nouvelle division scolaire francophone, qui reçoit le numéro 49.

1994

Mise sur pied de la Division scolaire franco-manitobaine no. 49 avec ses 22 écoles. Signature de la première Entente Canada-communauté franco-manitobaine.

1994

Ouverture de la Division scolaire franco-manitobaine, avec plus de 4000 étudiants dans 20 écoles en provenance de 9 divisions scolaires cédantes.

1996

 L'Association des municipalités bilingues du Manitoba (AMBM) crée le Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM).

1998

Le gouvernement Filmon demande au juge de la Cour provinciale, Richard Chartier, de se pencher sur la mise en œuvre de la Politique des services en français. Le rapport, déposé en mars 1998, recommande, entre autres, la mise en place de six centres de services bilingues dans les régions désignées : deux en ville, un à Sainte-Anne, un à Saint-Pierre-Jolys, un à Saint-Laurent, et un à Notre-Dame-de-Lourdes.

1999

Ouverture officielle du Centre de santé Saint-Boniface Inc.

2000

Ouverture de la Maison des artistes visuels francophones.

 

2001

La ville de Winnipeg remplace les panneaux bilingues Arrêt/stop par des panneaux unilingues anglais. Suite à de fortes revendications notamment formulées par la Société franco-manitobaine, les panneaux bilingues sont remis en place.

Adoption d’un nouveau logo bilingue par la ville de Winnipeg.

Le ministre responsable des Services en langue française présente le premier rapport sur les services en français.

La Société franco-manitobaine adopte la stratégie « Agrandir l’espace francophone ».

2002

Ouverture des Centres de services bilingues.

Nomination de la Franco-Manitobaine Maria Chaput au Sénat canadien.

Ouverture de la Maison Gabrielle-Roy.

2003

La Cour suprême du Canada confirme que deux chasseurs métis, Steve et Roddy Powley, ont eu leurs droits de Métis violés par la Loi sur le gibier; les Métis ont le droit de chasser pour se nourrir mais, à l’avenir, le chasseur métis doit prouver trois choses : une, que là où il chasse, une communauté métisse y a vécu et chassé; deux, qu’à l’heure actuelle, il y a une communauté métisse dans cette même région; et trois, que le chasseur ou les chasseurs, sont des descendants de la communauté historique de Métis et qu’ils sont membre de la communauté métisse actuelle. Cette cause reconnaît, pour la première fois dans l’histoire du Canada, les droits ancestraux des Métis. La décision Powley de la Cour suprême du Canada reconnait pour la première fois l’existence d’un droit autochtone propre aux Métis.

2003

L'Accueil francophone parrainée par la Société franco-manitobaine voit le jour.

2006

Incorporation du Directorat de l'activité sportive du Manitoba inc.

2007

La Fédération des Métis, qui a entamé depuis quelques années une revendication territoriale, se présente devant la Cour du Banc de la Reine du Manitoba qui juge qu’ils n'ont pas le droit de penser qu'ils ont une base territoriale. La Fédération a fait appel à cette décision, en février 2009.

2007

L'Agence nationale et internationale du Manitoba (ANIM) voit le jour.

2009

Le 8 janvier 2009, à la cour de Brandon, le juge Combs acquitte le chasseur Will Goodon d’accusations de chasse illégale, parce que ses droits de chasse de Métis sont reconnus dans la Constitution canadienne.

2009

Élection du premier ministre Greg Selinger qui parle français.

2010

Célébration du 30e anniversaire du drapeau franco-manitobain.

2010

Le gouvernement manitobain approuve la Politique manitobaine concernant les Métis, issue de la Commission d’enquête sur l’administration de la justice et les Autochtones, qui avait reçu pour mandat d’examiner la relation entre les Autochtones du Manitoba et le système judiciaire. Soumis en 1991, le rapport de la Commission d’enquête comprenait une analyse et des observations sur le traitement accordé aux Métis au fil de l’histoire. Il faut noter que les Métis ont attendu 10 ans pour obtenir cette Politique. Le gouvernement du Manitoba a transféré des services autorisés de protection de l’enfance, créant une nouvelle institution, la Régie des services à l’enfant et à la famille des Métis, ainsi que l’office désigné correspondant. Elle est fondée sur les cinq principes de base suivants : de reconnaissance, de partenariat, d’ensemble, de capacité et de l’obligation de rendre compte.

La Politique représente le contexte de politique stratégique sur lequel mise le gouvernement du Manitoba pour combler l’écart sur le plan de la qualité de vie et pour promouvoir l’excellence pour les 71 810 Métis qui vivent dans la province, selon les estimations. Elle s’appuie sur le caractère distinct au plan culturel des Métis en tant que déterminant du tissu social du Manitoba, et sur l’assurance que l’amélioration des objectifs et de la prospérité des Métis ajoute à la vitalité économique et sociale de la province. La Politique contribue un contexte important aux efforts de collaboration entre la Fédération, les Métis, les autres organismes et les gouvernements pour l’amélioration du bien-être des Métis. Elle reconnait que les Métis devraient pouvoir s’exprimer au sujet des actions qui pourraient affecter leur vie, et avoir la possibilité de les influencer.

2010

Ouverture officielle du nouveau théâtre du Cercle Molière.

2013

La Cour suprême du Canada indique que le Canada n’a pas agi de façon honorable dans le dossier des terres ancestrales des Métis. Ce jugement met fin à une démarche de 30 ans devant les tribunaux canadiens : les Métis affirmaient que le gouvernement fédéral avait violé leurs droits constitutionnels dans l’attribution des terres, en vertu des articles 31 et 32 de la Loi du Manitoba (1870). Ils ne demandent pas un retour de leurs terres ancestrales, mais une reconnaissance des torts subis. Depuis ce jugement, les Métis négocient avec le gouvernement fédéral pour obtenir certaines compensations dans le domaine des services.

2014

La SFM accepte la demande de mettre en place des États généraux de la francophonie manitobaine. Elle choisit la formule de consultations par l’entremise du café-citoyen et, au cours de l’année 2015, on compte 1531 participations à 146 cafés-citoyens. Quatre questions forment le contexte et sont basées sur des principes fondamentaux métis : savoir être, savoir penser, savoir agir, savoir rêver. Les réponses aux questions doivent tracer la carte des souhaits et projets des 20 prochaines années pour une communauté qui se distingue, de plus en plus, par sa diversité d’origines : exogame, immersion, francophile, métisse, traditionnelle, immigrante, etc.

2015

Le gouvernement provincial de Greg Selinger présente le projet de loi 6 qui, entre autres, donne un cadre législatif à la prestation des services en français et propose une définition de la francophonie manitobaine plus inclusive que la formule traditionnelle. Le projet de loi est à l’étude.

2016

Le premier ministre Greg Selinger accueil Jean-Marc fournier, ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne du Québec pour signer une Déclaration portant sur la Francophonie canadienne et l’Accord de coopération et d’échanges entre le gouvernement du Québec et le gouvernement du Manitoba en matière de francophonie.