Exposition - PEAU / SKIN : Alexis Lavoie, Gillian King & Hannah Doucet

Vendredi, 19 mai 2017


Exposition : du 11 mai au 17 juin

En réfléchissant sur la manière le monde nous affecte, difficile de ne pas réaliser à quel point comme êtres humains notre peau peut être mince, plus mince que du papier parfois. Les trois artistes présentés pour Peau / Skin à la Maison des artistes utilisent leurs peaux pour mesurer le confort – ou l’inconfort – du regardeur. En le construisant couche par couche par la superposition de la peinture ou le fixant comme une photographie, ils reproduisent le corps dans un processus de mise à nu, de fragilité, de vulnérabilité… Après tout, la peau est délicate et reflète les aléas de sa réalité même si certaines peaux s’épaississent et s’endurcissent laissant douter de l’habileté de ceux qui les endossent à ressentir le monde sous cette rigide protection.

Les artistes dévoilent, palpent et grattent les moindres recoins de l’épiderme afin de l’incarner dans leurs œuvres. La peau sous tous ses états est manipulée, retournée, explorée jusqu’à ce que chaque terminaisons nerveuses de l’épiderme ait été stimulée, même celles qui souvent demeurent dans l’ombre. Alexis Lavoie voit l’humour de la peau et utilise ce qui pourrait être la peau endurcie et tatouée d’un prisonnier endurci pour former des images. Dans ces fragments de peaux peints, le corps d’origine se détache pour se dissoudre dans l’oubli, un peu comme les idées reçues de sagesse politique.

Gillian King utilise sa propre peau pour percer, battre de grands tableaux afin de les plier à la soumission. Sa peinture gestuelle devient un crescendo d’hématomes et de traces dans des œuvres qui sont de l’envergure de « l’animal » humain où le corps se reflète dans la toile, par l’utilisation des tons de chair et de peaux, de terre et de cendres. Dans un tout autre type d’approche, Hanna Doucet, comme une couturière démente, imprime son corps sur le tissu pour ensuite coudre dans le coton rembourré ses contorsions. Les installations de Doucet explorent l’échec de la représentation et l’idée de la beauté dans la photographie. Pour cette exposition, l’artiste a créé un image sur mesure, à l’échelle humaine qui reflète les imperfections de notre propre peau.

La Maison des artistes aimerait remercier Eric Plamondon pour le commissariat initial de cette exposition. Au cours du vernissage de cette exposition, la MDA présentera quelques événements surprises. Venez participer, prêts à être inspirés et étonnés!